L'opération de dédiabolisation du FN opérée par Marine Le Pen en prend un coup !!!
En mai dernier, ce militant de l’UMP avait décidé de s’allier avec le FN pour bouter« l’équipe socialo-communiste » au pouvoir depuis 30 ans à Gamaches. Dans le Courrier picard, il sindigne alors : "Pourquoi devrais-je repousser ces gens-là ? Ils n'ont ni la lèpre ni la gale." Quelques jours plus tard, le 16 mai, Arnaud Cléré est exclu de lUMP. Il répète alors, sûr de lui : "Entre le parti et ma ville, jai choisi ma ville". Exclu logiquement du parti de droite, Arnaud Cléré décide de continuer sa campagne sous l’étiquette divers-droite, avec une liste comportant au moins quatre personnes issues du FN, sur 23 places. Quelques jours plus tard, fin mai, il annonce son adhésion au parti Souveraineté indépendance et liberté (SIEL), parti de Paul-Marie Couteaux, associé au FN, qui présente ses candidats sous l’étiquette Rassemblement bleu marine (RBM). On avait laissé l’histoire ici. Il affirme aujourd’hui avoir vu « des tatouages de croix gammées sur deux ou trois personnes », lors d’une réunion des têtes de liste et de quelques colistiers du nord de la France, mi-octobre, à Hénin-Beaumont. Par aillleurs il note avec dégout (sincérité ou pas....) l'homophobie des élus locaux :"J'ai aussi très vite été choqué par les propos homophobes et xénophobes des militants. Ils parlent sans arrêt de pd, de pd, de pd, ça me fait froid dans le dos".
Ceci dit, pour l'UMP de Copé, ces excuses et sincères regrets suffisent à le réintégrer comme candidat UMP à Gamaches... Il déclare à ce propos :"Arnaud Cléré est, selon lui, la preuve que les gens ne confondent plus l'UMP et le FN".
Mouais... Et Morano d'affirmer que Marine Le Pen est une personne respectable... Ou la Boutin de se pointer en voile islamique à la télévision, peu démocratique, du régime iranien en compagnie de Jean-Claude Martinez, cadre du FN...... Position de Copé très ambigue... Rappelons l'histoire des pains au chocolat...
Elle et son mari, qui viennent de rendre leur carte après plusieurs mois de militantisme au FN, racontent avoir été séduits, au départ, par la volonté affichée de Marine Le Pen de mettre fin aux dérives du passé, et par "l’idée de rassemblement de tous les Français". Ils mettent à la lumière le décalage du propos frontiste lissé face caméra, et la réalité raciste, xénophobe et homophobe des cadres du Parti d'extrème droite.
En effet, "Toi et tes enfants, vous êtes bons pour le four", lui aurait ainsi glissé un cadre FN de la région toulousaine.
"Je voulais être candidate sous mon nom de jeune fille : Djelida. On m’a vivement conseillé de privilégier mon nom d’épouse, allant même jusqu’à me dire que mon prénom était déjà presque un handicap", confie-t-elle encore.
Son mari également fait foi de la frayeur qui lui a glacé le dos, lorsqu'un militant lui déclara, la parole pour le moins libérée et sans gêne de la croix gammée tatouée sur le corps de son frère et lui lâcha: "être fier de dire qu’il est un fils de nazi", quand un autre lui confie qu'il "faut tuer tous les arabes".
Du côté des responsables FN locaux, on déplore du bout des lèvres l'incident : "Dans tous les groupes humains, il y a forcément des débordements et on ne peut pas contrôler tout le monde", répond Serge Laroze, conseiller régional frontiste.
Anna Rosso-Roig,avait été présentée à la caméra de France 3 PACA, le 16 février 2013, par la com’ du FN à l’occasion d’un déjeuner-débat de Marine Le Pen à Aix-en-Provence. Elle y racontait sans grande explication qu’elle avait décidé au cours de l’été de rejoindre le Front national, après avoir été candidate pour le Front de gauche en juin.
D'abord, d'après son récit, la venue de Steve Briois, secrétaire général du FN, à Marseille en novembre a été déterminante. Elle a été "séduite" par son discours et par "l'ambiance familiale" du parti qu'elle commence alors à "étudier". Et "Marine m'a convaincue 150 000 fois", ajoute-t-elle sur France Info.
Anna Rosso-Roig évoque aussi un "événement dramatique personnel", qu'elle n'a pas souhaité détailler à la radio, pour expliquer sa décision de rejoindre le FN.
"Il s'agit d'"une agression grave dont a été victime un de mes proches et qui m'a fait fulminer sur l'impunité de certains", ajoute-t-elle dans La Provence.
"Catholique pratiquante", elle a indiqué également être "horripilée" par "ce qui se passe autour du mariage pour tous" et "inquiète au sujet de la montée de l'islam".
Bref, elle semblait avoir trouvé enfin une famille politique ! Alors quid de ce revirement ?
Une décision motivée par un désaccord sur "la ligne de conduite du FN à Marseille". Selon elle, le candidat frontiste local, Stéphane Ravier, "se revendique d'un FN beaucoup plus radical que Marine Le Pen".