Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Racismes Décomplexés et passage à l'acte !!

Ces temps-ci les actes violents à caractères racistes se multiplient de haute volée. D'après le CCIF (collectif contre l'Islamophobie en France), en recensant ces actes ignobles, on peut affirmer un fort accroissement d'agressions sur des femmes voilées isolées. Ainsi, l'organisation affirme une hausse de ceux-ci de près de 25 % !!!

A Reims la situation est particulièrement inquiétante ! Au mois de Juin, deux femmes voilées se sont vues porter des coups au visage et au ventre, par une bande de courageux (12 et 13 juillet 2013).

A Argenteuil, une femme voilée de 18 ans s'est fait projeter à terre, frappée lachement. Une autre femme voilée, tabassée à coups de pieds a perdu son enfant.(fin Mai, dèbut Juin 2013)

*(http://www.alterinfo.net/Montee-des-actes-racistes-anti-musulmans-en-France-un-constat-scandaleux_a92778.html)

Ratonnade à AGEN : (22-23 juin 2013)

A Agen, sur le chemin du retour d’un Festival de Rock, celui qui a pris le pseudo d’Hicham pour faire le récit de son effroyable passage à tabac a, hélas, été la victime expiatoire d’une haine inextinguible, sourde à toutes les mises en garde.

"Ici, t'es pas chez toi. T'as rien à faire ici", "Alors l'Arabe, t'as ta dose ?". Ces menaces haineuses, qui heurtent profondément les oreilles et les consciences, semblent tout droit extraites de la crépusculaire « nuit oubliée » de 1961 et des ténèbres racistes dont une certaine France n’est jamais sortie, à ce petit détail près qu’elles ont été proférées à Agen, par des durs de durs de l’extrême droite, en mal de ratonnades, qui les ont remises au goût du jour en se déchaînant contre un jeune homme de 24 ans au faciès un peu trop typé.

Comment ne pas être saisi d’effroi à l’annonce de cette nouvelle agression raciste commise par une bande de barbares âgés de 22 à 35 ans, qui sont proches, selon une source policière citée par Le Point, du groupuscule extrémiste « La Troisième Voie », lui-même affilié au mouvement chapeauté par Serge Ayoub « les Jeunesses nationalistes révolutionnaires » (JNR), dont l’un des partisans s’est récemment illustré en assénant des coups de poing mortels à Clément Méric ?

Plus jamais ça !, s’exclamait-on après les récents actes odieux d’Argenteuil*. Pourtant, les jours passent et se ressemblent tragiquement, alors que l’on était fondé à penser que la condamnation officielle des drames survenus dernièrement aurait pu provoquer un déclic salutaire et envoyer un signal fort aux hordes fascistes qui sont en train d’imposer leur loi dans l’Hexagone, au vu et au su de tous.

Sur le chemin du retour d’un Festival de Rock, celui qui a pris le pseudo d’Hicham pour faire le récit de son effroyable passage à tabac a, hélas, été la victime expiatoire d’une haine inextinguible, sourde à toutes les mises en garde. Tuméfié, des hématomes sur le front, sous les yeux, deux dents cassés, le jeune homme né à Agen et petit-fils de Harkis, qui travaille en tant que magasinier, menait jusque-là une vie tranquille comme des milliers d’autres jeunes de son âge, sans être embrigadé dans quelque parti ou mouvement que ce soit.

"Ils se cachaient, pour taper sur des faibles", a-t-il confié au Point, tout en décrivant les brutes épaisses qui l'ont lynché comme étant des skinheads qui, outre leur crâne rasé, étaient identifiables à leurs insignes reconnaissables entre mille. Après avoir frappé l’ami qui accompagnait Hicham, ils l’ont laissé partir en lui lançant : "T'as de la chance d'être français, qu'est-ce que tu fous avec un Arabe ?", avant de rouer de coups le malheureux jeune homme, coupable à leurs yeux d’avoir les mauvaises origines.

"Quand vous êtes au sol et que l'on vous frappe à coups de barre en fer, à coups de poing américain sans s'arrêter, vous vous dites, c'est la fin", a déclaré Hicham, ajoutant : "La seule chose que je pouvais faire, c'était attendre. Attendre qu'ils en aient marre de me frapper." "Je suis français, d'origine algérienne, mais je suis français et je suis fier de le dire", a-t-il insisté, à jamais traumatisé par une "méchanceté gratuite" qui lui est "tombée dessus comme ça".

Quand les coups ont enfin cessé de pleuvoir, Hicham se souvient d’avoir pris ses chaussures, tout tremblant, et de s’être rendu tant bien que mal au commissariat :. "J'étais tellement mort de peur", a-t-il précisé. Les stigmates de son lynchage finiront par disparaître, mais les séquelles psychologiques ont laissé des bleus à l’âme indélébiles, à l’image de l’angoisse qui l’étreint aujourd’hui à la perspective de croiser à nouveau un skinhead, ou de se promener seul dans la rue.

Ce témoignage atroce, aussi inhumain qu'il soit, nous ramène à l'agression et la tentative de meurtre de ce que l'on appelle "l'affaire Vidal d'Aigues-Mortes" !

Un couple quadra de racistes décomplexés et évidemment ennivrés, charge son fusil et fait feu sur un jeune Maghrébin, venu leur fournir un renseignement... Légèrement prémédité... !

L’homme, employé du cimetière, a ouvert le feu à huit reprises. L’épisode de violence aurait duré quarante minutes environ, au cours desquelles ces jeunes Aigues-Mortais ont été pourchassés par cet homme passablement ivre.

Durant cette "chasse à l’homme", comme le parquet l’a souligné lors de ses réquisitions, l’irascible employé municipal a aussi proféré des propos racistes : "Ici, on est en France. C’est pas les Arabes qui vont nous donner des renseignements !"

A plusieurs reprises, les jeunes auraient vu passer la voiture devant le magasin où ils se trouvaient. "Je pensais que c’était des touristes, c’est pour ça que j’ai juste demandé s’ils voulaient un renseignement", note une des victimes de la ratonnade. De son côté, le couple explique avoir été insulté.

"Pris pour du gibier"

"C’est comme ça tout le temps", indiquait hier Monique Guindon, 44 ans, dans le box des détenus où elle comparaissait avec William Vidal. Elle était suspectée d’avoir rechargé le fusil de son compagnon et d’avoir tenu des propos peu amènes à l’égard de ces jeunes. Pendant qu’il les braquait, elle aurait dit : "Allez, courez ! Courez !" Côté jeunes, on s’indigne d’avoir été "pris pour du gibier".

"C’est le ras-le-bol qui m’a fait tirer"

Hier à l’audience, William Vidal, 44 ans, a reconnu les coups de feu maisa nié le caractère raciste des faits en indiquant avoir tiré en l’air. Les plombs ont pourtant atteint un des jeunes.

"Ce sont des Maghrébins, mais c’est le ras-le-bol qui m’a fait tirer." Interrogées depuis les bancs du public, les parties civiles ont confirmé la dimension raciste des propos et la longueur de l’épisode de violence.

Julie Heisserer, la substitut du procureur de la République, a rappelé le caractère prémédité de l’acte. "Vous êtes allé chercher le fusil et une poignée de cartouches. On a la sensation d’une chasse à l’homme."

Pour le parquet, avec cette affaire très grave "on touche au cœur du vivre ensemble. La République ne peut pas se permettre d’accepter ces faits."

Quatre ans ferme sont requis contre le tireur et deux ans (dont un avec sursis) contre la co-prévenue. L’avocate, Me Camille Alliez, plaide la clémence. "Il regrette son geste, il s’agit d’un pétage de plombs."

Après délibéré, il écope de quatre ans ferme, elle de deux ans. Ils ont été conduits en prison.

L'émission "Envoyé Spécial" revenait sur ces faits le 29/11/2012...http://www.france2.fr/emissions/envoye-special/diffusions/29-11-2012_23123

Alors aux prochaines élections, ne laissez pas le FN arriver au pouvoir, où ses actes racistes deviendront légitimes ! Une seule solution, VOTEZ !

Publicité
Ayoub au centre de la photo !                                                  Vidal emmené au Tribunal de Nimes.Ayoub au centre de la photo !                                                  Vidal emmené au Tribunal de Nimes.

Ayoub au centre de la photo ! Vidal emmené au Tribunal de Nimes.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article